Dans cet article, j’ai décidé de réunir les questions les plus fréquentes que l’on peut entendre sur l’alimentation, la viande, les produits laitiers et les oeufs.

 

Pourquoi de plus en plus de personnes décident-elles de supprimer la viande de leur alimentation ?

 
viande présentationA l’heure actuelle, il est désormais prouvé scientifiquement que consommer de la chair animale, des produits laitiers et des oeufs  n’est pas indispensable à notre santé. Cela va même au delà de ça, il est désormais démontré que c’est la viande et les produits animaux (oeufs et produits laitiers) qui sont responsables de la plupart de nos maladies graves actuelles.
Toutes nos principales maladies actuelles telles que les maladies cardiaques, crises cardiaques et la plupart des cancers, cancer de la prostate, cancer du côlon, cancer du sein, cancer du pancréas, cancer des ovaires, maladies du foie, diabète, ostéoporose, haute tension, obésité, asthme… proviennent de ces 4 facteurs principaux se trouvant dans la viande et les produits animaux (oeufs et produits laitiers) : 1- Cholesterol / 2- Graisses saturées / 3- Acides gras trans / 4- Protéines animales
Les personnes qui décident de supprimer la viande de leur alimentation éliminent donc instantanément énormément de facteurs de risques pour la plupart des maladies mortelles actuelles, puisque le cholestérol, les graisses saturées, les acides gras trans sont présents dans les produits animaux et même exclusivement en ce qui concerne le cholestérol.
mobyDe plus, la viande actuelle industrielle est remplie d’hormones et de produits chimiques en tous genres, et les animaux sont très mal nourris (leur nourriture industrielle est totalement différente de celle qu’ils devraient normalement manger dans la nature ce qui provoque de nombreux dysfonctionnements) et surtout ils sont élevés et traités de manière déplorable et cruelle. La souffrance et l’horreur que vivent ces animaux de fermes industrielles est insensée et injustifiable. (Sauf pour les fermes “bio”, ce qui est impératif si l’on veut continuer à manger de la viande et limiter la souffrance de l’animal et les effets négatif de la viande sur sa santé, mais sachez qu’au final l’animal est envoyé dans les mêmes abattoirs que les autres, il n’y a pas d’abattoirs “bio”).
De nombreux reportages sont à l’heure actuelle disponibles sur le sujet, pour s’informer sur la réalité de l’industrie de la viande, ce qui est impératif pour pouvoir faire clairement le lien entre ce que vous mangez et l’animal que c’était et ce qu’il a vécu pour atterrir jusqu’à votre assiette. (Voir questions suivantes).
Par ailleurs, l’impact environnemental de la production de viande ainsi que sur les problèmes de faim dans le monde est ENORME. Pour les connaître en détail, visitez ce site vraiment complet.

 

Mais l’homme a toujours mangé de la viande pourtant ?

 

alimentation_prehistorique_2Premièrement, l’ancienneté et la banalité d’une pratique ne sont en rien garantes de sa moralité. Un tel argument n’est donc pas recevable dans un débat éthique ou politique. Les guerres ont elles aussi toujours existé et la torture, le meurtre, le viol, l’esclavage, sont ou furent également des pratiques traditionnelles ou culturelles, et largement admises : est-ce que cela les rend moralement admissibles pour autant ?
Par ailleurs, selon les études, les premiers hominidés, descendants directs des primates étaient au contraire majoritairement frugivores et ne touchaient qu’occasionnellement aux cadavres d’autres animaux. Ils n’ont été amenés à devenir nécrophages de façon plus régulière qu’à des périodes bien particulières de mouvements de populations et de bouleversements climatiques.
L’homme a ensuite commencé à chasser pour questions de survie (n’ayant absolument rien d’autre à manger) et petit à petit l’homme a commencé à identifier le fait d’attraper un animal, à sa fierté et à son égo (virilité, etc…). Mais le fait de manger un animal restait rare. On ne “prélevait” que ce dont on avait besoin… et surtout les animaux avaient vécu une vie normale dans leur habitat naturel à manger une alimentation naturelle, et sans produits chimiques et médicaments… ils n’étaient pas torturés pendant des semaines, mois ou même années, et confinés dans des cages ou des enclos où ils ne pouvaient à peine bouger, abusés et tués à la chaîne sans aucune conscience et dans des conditions plus qu’abominables comme c’est le cas à l’heure actuelle (60 milliards d’animaux tués par an pour notre consommation alimentaire seule).
D’ailleurs, en quoi les hommes préhistoriques devraient-ils être des modèles en termes d’éthique ? Pourquoi faudrait-il se référer à telle ou telle période ancienne en matière d’alimentation, alors que nous ne le faisons pas en matière d’habitat par exemple, puisque nous ne vivons plus dans des cavernes, ou en terme de traitement de la femme ? Se comparer à des hommes préhistoriques est totalement insensé…
C’est en réalité très récemment, dans les pays occidentaux, que la consommation de viande s’est répandue, accompagnant le mouvement d’industrialisation et l’émergence d’une classe moyenne. Il y a seulement trois générations, la consommation de la viande était réservée aux jours fastes (au même titre que certains fruits aujourd’hui communs mais à l’époque rares, comme l’orange). Non seulement la viande n’est pas indispensable à un bon équilibre alimentaire, mais sa consommation quotidienne est le résultat d’un mouvement économique et social strictement artificiel (uniquement pour le profit).

 

Mais l’humain n’est-il pas omnivore et donc sensé manger de la viande pour survivre ?

Le terme « omnivore » a une valeur descriptive et non normative. En admettant que l’humain soit omnivore, cela signifie simplement que son organisme peut assimiler des nutriments tirés de sources végétales et animales. En aucun cas qu’il le doive (au sens d’une nécessité physiologique autant que morale). Il en a juste la capacité, si en cas de besoin il devait avoir à manger de la viande.
Si la plupart des humains sont aujourd’hui clairement des omnivores comportementaux, l’anatomie comparée selon le type d’alimentation met en évidence que l’être humain ne présente pas les caractéristiques structurelles mixtes que l’on observe chez les omnivores tels que les ours et les ratons laveurs (et encore moins les caractéristiques des carnivores). Les caractères communs propres à chaque catégorie montrent d’une part une distinction nette entre l’humain et les carnivores, de même qu’avec les omnivores. D’autre part, ils soulignent de façon encore plus évidente la similitude morphologique (dentaire et digestive) et physiologique (alimentaire et en matière de développement des membres permettant d’obtenir la source alimentaire) entre les herbivores / frugivores et l’humain.
L’étude comparative des muscles faciaux, de la mâchoire (type, position, mouvement et ouverture de la bouche), de la dentition, des ongles, du système digestif (acidité et capacité de l’estomac, longueur de l’intestin grêle, colon, composition chimique des sucs gastriques dont la salive) et des spécificités des membres et organes sensoriels comme la vue, l’odorat et le goût sont autant de signes sans équivoque concernant l’orientation alimentaire à laquelle l’humain est le plus adapté (herbivore). (Voir le schéma de l’anatomie comparée dans cet article) (Plus d’infos sur l’anatomie comparée ici)
Les carnivores ont un transit intestinal court de manière à se débarrasser rapidement de la chair animale pourrie et cariée; la protéine animale, le cholestérol, les graisses saturées, et les acides gras trans. Du fait de leur système, c’est impossible qu’ils aient les artères bloquées. Mais comme nous l’avons vu plus haut, quel est le facteur N°1 qui tue les humains par contre qui choisissent de manger de la viande et des produits animaux ? (surtout en trop grande quantité comme c’est le cas à l’heure actuelle) : Les maladies cardiaques causées par les artères  bloquées. Si nous étions prévus pour manger autant de viande et de produits animaux, ils ne seraient pas la 1ère cause de maladies graves actuelles.
En clair : Nous avons la possibilité “technique” de consommer de la viande, mais cela doit être au mieux occasionnel, sinon totalement accessoire, et cela témoigne surtout d’une adaptation induite par des périodes et environnements auparavant difficiles pour se nourrir de végétaux. Conditions qui ne sont, de toute évidence, plus à l’ordre du jour dans la société occidentale moderne puisque nous avons désormais accès à tous les végétaux possibles. Manger de la viande à l’heure actuelle est simplement une tradition, une habitude, une commodité et par pur plaisir gustatif.
 

 

Mais le lait quand même, ça c’est bon pour la santé et on ne tue pas d’animaux pour en produire ? Pourquoi certains décident d’arrêter d’en boire ?

L’espèce humaine est la seule espèce de mammifère à consommer du lait passé l’âge de sevrage.
L’espèce humaine est aussi la seule espèce à consommer le lait d’une autre espèce. Les vaches adultes ne boivent pas de lait de vache ou encore pire de lait d’une autre espèce. Les laits ne sont pas interchangeables entre les espèces.  La composition du lait de chaque espèce animale est spécifiquement adaptée pour répondre de manière optimale aux besoins du petit non sevré. Le lait de vache est donc bien évidemment physiologiquement inadapté à l’espèce humaine. Le seul lait véritablement adapté au petit humain est de toute évidence : le lait humain.
C’est avec l’avènement de l’élevage au néolithique que les humains ont commencé à consommer le lait des autres mammifères. La consommation de lait est avant tout culturelle et dépend des pays et régions. Ainsi de nombreux peuples ne consomment traditionnellement pas ou peu de lait et produits laitiers (par exemple l’Asie). La surconsommation de produits laitiers est une spécificité du monde occidental contemporain et n’est encouragée encore une fois, comme pour la consommation de viande, uniquement pour le profit…
lait mensongesToute une propagande a été crée autour des produits laitiers pour laisser croire au consommateur actuel que boire du lait est “bon pour la santé” et même pire, “indispensable” à la santé de nos os (car riche en calcium). C’est l’un des plus gros mensonges jamais inventés et catastrophique en terme de conséquences sur la santé des consommateurs mais aussi sur le traitement des animaux destinés à produire ce fameux lait.
En effet, il est désormais prouvé que plus une personne consomme de produits laitiers, plus elle perd de calcium et plus elle est en risque de développer de l’ostéoporose (Lire à ce sujet le livre de Thierry Souccar “Lait, Mensonges et Propagande” qui explique parfaitement le lien entre industries laitiers et médias / recommandations officielles mensongères – ainsi que les conséquences cachées sur la santé).
75% des adultes de cette planètes sont intolérants au lactose. 75% ! Si cela était si naturel, pourquoi autant de personnes en seraient intolérantes ? et ce chiffre est même supérieur chez les asiatiques, puisqu’il s’agit de 90 à 100% des asiatiques. Et pourtant, l’Asie est le continent qui présente le moins de cas d’ostéoporose, comparé à l’Amérique du Nord qui en présente le plus (et pourtant ce sont eux qui consomment le plus de produits laitiers). Etrange, alors que les industriels disent justement qu’ils vendent du lait uniquement pour nous fournir du calcium !
milk rotaryLa réalité derrière l’industrie laitière est loin d’être ce que l’on imagine. On est bien loin de la belle image de la vache qu’un paysan trait tranquillement dans son pré. L’industrie laitière est l’une des plus cruelle qui existe. Tenez-vous bien, encore plus cruelle que celle de la production de viande. Encore une fois, de nombreux documentaires sont disponibles pour comprendre ce qu’il se passe réellement dans l’industrie laitière. Les images sont horribles et il ne faut pas penser un seul instant que ce sont des cas isolés. Enormément de reporters, photographes, activistes, chercheurs, enquêteurs ont visité les fermes industrielles pour témoigner de ces réalités. Voici à ce sujet un petit spot sur l’industrie laitière (pas d’image choc) mais qui résume tous les points importants à comprendre lorsque l’on veut comprendre d’où provient ce lait et comme il a été produit.
 

 

vache veau séparés
 
Pour produire du lait une vache a besoin de mettre au monde un veau. Comme pour la femme, une vache portera son bébé pendant 9 mois. Dès le 1er jour après l’accouchement, le veau sera brutalement retiré de la maman (dans la nature, le veau tête une année entière sa maman). Pourquoi ? Pour pouvoir récolter ce lait qui nous est ensuite vendu. A la place du veau, c’est donc l’humain qui boit le lait de la maman. Le veau sera ensuite nourri de manière artificielle. Chaque verre de lait que vous buvez, c’est du lait qu’un veau n’aura pas eu.
Pour faire toujours plus de profit, les industriels ne perdent donc pas de temps et très peu de temps après leur mise bas, les vaches sont à nouveau inséminées artificiellement pour à nouveau être enceintes. 9 mois après, on recommence le même déchirement. Beaucoup témoignent du cri atroce que la maman fait, à l’arrachement de son veau. Elle pleurera et cherchera son veau pendant des jours et des nuits, jusqu’à l’épuisement (le veau cherchera sa maman également).
veau enclosLe veau, si c’est un mâle, sera envoyé à l’abattoir pour notre consommation ou pour les produits pour animaux (confinés dans des box étroits, nourris artificiellement et volontairement anémiés (carencés en fer) pour que leur chair soit blanche selon les préférences des consommateurs). D’autres sélectionnés seront engraissés jusqu’à obésité pour produire notre viande de boeuf, et si c’est une femelle, elle connaîtra le même sort que sa mère.
Au bout de 5 ans, la vache laitière sera envoyée à l’abattoir car trop épuisée pour continuer à produire suffisamment et donc plus rentable (au lieu de vivre 20 ans naturellement). 90% de la viande de hamburgers et du boeuf de supermarché est issue des vaches laitières épuisées psychologiquement et physiquement.
Voir une vidéo qui montre la séparation de la vache et de son veau (aucune image choc) (et encore nous sommes en France à la verdure ce qui est bien loin d’être le cas pour tous).

 

 

 

pis vachesPour finir, les vaches sont tellement traies (3 fois par jour) et tellement chargées de médicaments pour produire encore et toujours plus, que leurs pis souffrent de terribles infections (du pu est d’ailleurs présent dans le lait et autorisé à hauteur d’1 goutte par verre de lait).
Ce sont toutes les raisons pour lesquelles les végétaliens décident de ne pas consommer non plus de produits laitiers, afin de ne plus encourager ces pratiques immorales et cruelles (avec en plus des conséquences désastreuses sur la santé humaine).
La première chose à faire, si vous ne voulez pas arrêter immédiatement les produits laitiers, c’est de consommer au moins des produits biologiques uniquement, puis supprimer le lait de vache et ne garder que le lait de brebis, plus assimilable par l’organisme humain. Mais à terme l’idéal est d’arrêter totalement. Des laits végétaux délicieux et fromages végétaux existent désormais sur le marché, nous n’avons donc plus d’excuses.
 Tout cela est absolument abominable.

 

Qu’en est-il des oeufs ? On ne tue personne pour produire des oeufs ?

 

poussins mâlesPour produire des oeufs, on a besoin de poules femelles. Tous les poussins mâles sont donc broyés vivants ou asphyxiés dans des sacs plastiques, car ils ne sont pas rentables pour l’industrie, même pour être consommés car de taille plus petite que les femelles.
 
 
 

 

 

 

 

 
 
elevage poulesLes poules sont stockées dans les immenses hangars clos de cages (capacité: 80 000 poules), hors-sol, hors saisons, un éclairage totalement artificiel et robotisé produit des cycles de lumière optimisés et des jours de 24h afin d’accélérer la ponte.
Tout est automatisé: 2 tapis roulants évacuent chacun les fientes (ou alors par racleurs automatiques), et les oeufs et un 3ème apporte la nourriture. L’animal n’a aucun contact avec les humains, il est d’ailleurs improductif d’approcher du fond du hangar au risque de déclencher de vastes mouvements de panique chez ces animaux totalement perturbés. Cela occasionne des blessures graves et accroît encore la mortalité. En effet, sans surveillance, beaucoup de poules meurent du système et sont déchiquetées par leurs congénères. Surveiller des dizaines de milliers de cages peu éclairées est impossible et risque des pertes supplémentaires. Aussi, on considère que «Tout va bien» si, à l’arrivée des oeufs, leur nombre est globalement constant. 

 

poulet corneIl faut que les oeufs ne cassent pas -d’où l’extrême finesse des grillages sur lesquels reposent les pattes. Le grillage étant en pente pour laisser rouler les oeufs vers l’extérieur, les poules doivent constamment bloquer leurs pattes. Il en résulte qu’en dehors des maladies, les pattes sont la principale source de souffrance physique des poules. Ces treillis métalliques fins et insalubres engendrent fissures, lésions diverses et hyperkératose (corne envahissante).
Pour une rentabilité maximale, il faut faire tenir le maximum d’oiseaux dans le minimum d’espace. La taille d’une cage (46x51cm) pour 5 poules étant bien insuffisante pour l’envergure moyenne d’une poule (75cm), il en résulte une perte du plumage quasi totale (sauf cou et tête), usé par frottement contre les barreaux et les congénères. Même en vertical, les mouvements de tête sont limités par la hauteur moyenne de 35/40 cm. (La poule a en moyenne l’équivalent d’une feuille A4 en terme d’espace vital).

 

Si les mouvements d’ailes sont presque impossibles, il est inenvisageable de marcher, avancer ou reculer. Parfois des poules restent bloquées dans un coin, près de la nourriture, et leurs ongles continuant à pousser sans pouvoir s’user sur un sol normal, se referment autour du grillage. Prisonnières, leurs pattes seront arrachées lors du ramassage pour l’abattoir.
Le stress et l’ennui provoque nombre d’agressions. Pour résoudre le problème, les aviculteurs industriels pratiquent le débecquage. On coupe une partie du bec avec une lame chauffante censée le cautériser. Mais la température n’est pas toujours bonne. Parfois les becs sont arrachés lors de l’opération. La douleur (le bec est un organe sensible plus proche de la dent que de l’ongle) est souvent traumatique et il n’est pas rare de constater que l’oiseau boit moins, se lisse moins les plumes et éprouve des difficultés à se nourrir. Autre stress, l’absence d’activités naturelles : pas de bain de poussière, ni de construction de nid. Sans espace, ni matériau, une frustration s’installe et exacerbe l’agressivité et la folie. Egalement, une nourriture uniforme et industrielle (cadavres d’animaux, produits chimiques et médicaments préventifs, antibiotiques et anti-dépresseurs).
poules-entasseesOutre le bruit, permanent (dizaines de milliers de caquètements), l’odeur est pestilentielle, car quel que soit le mode d’évacuation des fientes, il n’est pas rare que des déjections restent collées au grillage avec des fragments de plumes – d’où maladies respiratoires, blessures et infections des pattes. Bien sûr, le système des cages en batterie interdit le nettoyage complet durant les 72 semaines de la vie de la poule…
Les médicaments n’empêchent pas les poules de souffrir potentiellement d’une vingtaine de maladies qui les affectent directement ou nuisent à leur ponte. Les troubles digestifs et respiratoires sont les plus fréquents, et la mortalité est d’au moins 7%. Dans de telles conditions d’entassement et de salubrité douteuse, qui s’en étonnerait ?
Si pondre est une activité naturelle, le rythme est ici contre nature : 265 oeufs l‘an par poule en batterie, contre 170 ailleurs, et une douzaine pour les espèces sauvages. Les pondeuses sortent des cages épuisées, très amaigries, frustrées de leur maternité car elles n’ont jamais de poussins. Les oeufs fécondés sont placés en couvoirs industriels. En conditions naturelles, les poulets restent avec leur mère jusqu’à 8 semaines. 
Les scientifiques ont remarqué que systématiquement l’oiseau se retient de pondre jusqu’à une demi-heure à chaque oeuf, motivée par la peur des autres poules et l’impossibilité de protéger sa progéniture.« La pire torture infligée à une poule de batterie est l’impossibilité de se retirer quelque part pour pondre. Pour la personne qui connait un peu les animaux, il est réellement déchirant de voir comment une poule essaie et essaie encore de ramper sous ses voisines de cage pour y chercher en vain un endroit abrité » Pr Konrad Lorenz, éthologue et Nobel.
Le ramassage brutal, de nuit, opéré par des équipes spécialisées doit aller très vite. Sans exercice pendant leur captivité, les pondeuses n’ont que peu de muscles efficaces et des os friables, d’où à l’arrivée à l’abattoir, 30% ont déboîtements d’ailes, fractures, luxations et blessures.
-Comme pour la plupart des volailles, l’oiseau pendu par les pattes est abaissé automatiquement dans un bain d’eau électrifiée qui l’étourdit. Ensuite la machine en continu avance vers les couteaux pour l’égorgement, puis  plumage, bain bouillant, éviscération… Comme souvent, l’électronarcose est imparfaitement réussie, d’où des oiseaux encore conscients lorsque les lames, réglées sur une hauteur moyenne, tranchent le cou, ou la tête ou le corps. Le tout en 6minutes sous les yeux des poules en attentes. Les carcasses en pitoyable état ne sont pas présentables pour la consommation. Les morceaux de viande récupérables deviennent donc des bouillons cubes “à la poule”, poulet vermicelle, remplissages de raviolis, saucisses de volailles, hot dogs ou des “sous-produits animaux”.
 
La solution pour ne pas encourager ces pratiques ?
Choisir exclusivement des oeufs de poules “élevées en libre parcours”, ou à défaut “en plein air”, 
les autres indications sont trompeuses : “de ferme”, “oeufs frais”, “oeufs datés” cachent un univers industriel carcéral. 
Attention aux aliments industriels : à eux seuls ils représentent plus du tiers des oeufs de batterie consommés en France. Il s’agit entre autres des pâtes aux oeufs frais, mayonnaise, pâtisseries, gâteaux secs, flans et autres desserts…
Mon conseil est d’acheter des oeufs et produits à base d’oeufs issus de l’agriculture BIOLOGIQUE (ou alors bien sûr arrêter sa consommation, ce qui est le cas pour les végétaliens). Dans les fermes bio, les poules sont nourries de manières saines et sont à l’air libre (minimum 2,50m2), et le débecquage est interdit.
 

 

Qu’en est-il du poulet ? (blancs de poulet sous vide, cuisses de poulet ?)

 

poulets elevage intensifPlusieurs dizaines de milliers par hangar, ils sont entassés au sol. L’ammoniaque de leurs fientes brûlant leurs pattes et abdomen, occasionnant des ampoules à la poitrine – parfois visibles au travers de l’emballage “prêt à cuire”, les plus abîmés seront commercialisés comme “blancs ou cuisses”. On fait artificiellement “pousser” leur chair, et leurs os ne supportant pas toujours leur poids, sont souvent fracturés.
Un poulet industriel grandit plus vite que son cœur et ses poumons, d’où des problèmes cardiaques et un gonflement de l’abdomen par des fluides corporels (1% des poulets meurent d’ascite, c’est-à-dire plus de 7 millions chaque année en France). 
Capture et transport : Une équipe de ramasseurs saisit les oiseaux par une seule patte, occasionnant de fréquentes dislocations du fémur au niveau de la hanche et autres traumatismes. Les poulets terrifiés assimilent la capture à une prédation aux conséquences mortelles. Ils sont entassés sans précautions : fractures ou déboîtements d’articulations touchent entre 15 et 20 millions d’oiseaux selon certaines études. 
Surcharge du camion, chocs, stress, chaleur, froid, suffocation et blessures diverses : 0,4% des animaux meurent pendant le transport (plus de 3,5 millions). Les arrêts cardiaques causent la moitié des décès, les traumatismes divers (os brisés, foie éclaté, tête écrasée…) en causent un tiers. Les morceaux de poulets séparés (ailes, cuisses) proviennent d’oiseaux blessés ou malades, invendables entiers.

 

 
rapport abattoir
 
 Alors qu’un poulet vit naturellement 6 ans, l’abattage a lieu au bout de 41 jours pour un poids moyen de 1,7kg, (2x plus tôt qu’il y a 30 ans). À l’abattoir, pendus par les pattes sur une chaîne automatique, ils sont étourdis électriquement par une machine pas toujours efficace pour les rendre inconscients. La technique courante où l’animal est abaissé pour que la tête trempe dans un bain d’eau électrifiée n’est pas fiable car beaucoup d’oiseaux relèvent la tête et ne sont pas du tout étourdis. Et le courant n’est pas toujours assez fort, mais cela est volontaire, pour éviter des problèmes de coagulation sanguine dans la viande, alors peu appétissante.
Les 2 carotides devraient être tranchées, mais c’est loin d’être toujours le cas, ce qui maintient les oiseaux conscients 2 mn de plus. Les couteaux automatiques pour la gorge sont réglés sur une taille moyenne : les petits oiseaux les reçoivent dans la tête, les plus gros dans la poitrine.
Des millions, pleinement conscients puisque non étourdis, s’agitent encore et les lames tranchent n’importe où. Certains entrent donc vivants dans un système de plumage par eau bouillante…

 

david servan

 

 

 

Qu’en est-il du cochon ? (Tranches de jambon, rillettes, saucisson, charcuterie…)

cochons enfermés
L’élevage porcin, c’est l’industrialisation maximum : 95% de la production est industrielle. 
Après l’insémination, la truie attend environ 3,5 mois enchaînée dans un box individuel. Moins les reproducteurs bougent, moins ils ont besoin de nourriture. Une semaine avant la naissance des porcelets, la truie est enfermée dans une cage de mise bas, l’empêchant de bouger, mais conçue pour que ses petits puissent venir têter.. sans qu’elle ne les écrase en se couchant, ce qui n’arrive jamais dans la nature. Les truies passent ainsi la majeure partie de leur vie enceinte et sanglées. Elles ont 2 portées par an soit 18 porcelets qu’elles allaitent 2 semaines (8 normalement).
 
cochons infrarougeA l’accouchement, elles sont transférées pour 7 jours dans des cages spéciales. Il y a une totale frustration des instincts maternels (pas de “nid”, ni de contact direct avec les petits) «traitée» à coup d’anxiolytiques et d’ antibiotiques. Une semaine après qu’on leur ait retiré leur portée, on les immobilise et on les met en présence d’un verrat. Le sol de la partie arrière est fait de lattes pour que les excréments et l’urine passent à travers, ce qui provoque des douleurs vertébrales. 
 
 
L’ennui, l’entassement, l’obscurité et l’odeur irrespirable provoquent des maladies graves et le « syndrome de stress porcin » : rigidité, peau pustuleuse, halètement, anxiété et souvent – mort subite.
cochon blesséAprès une vie entière d’immobilisation et de malnutrition, leurs membres sont trop faibles pour les porter. Alors, elles sont traînées par treuil dans le camion. Ces conditions déplorables de transport (de nuit) et de déchargement entraînent fractures et lésions diverses. En conformité avec la loi qui préserve les apparences morales, les animaux sont étourdis avant abattage, ce qui d’ailleurs permet au cœur continuant à battre d’aider le sang à s’écouler après l’égorgement (il passe alors dans un conduit jusqu’à un bac). Plusieurs méthodes d’étourdissement, plus ou moins fiables : tenailles électriques de 90V, «pistolet à retenue» (un cylindre de métal vient percuter très violemment la tête de l’animal). 
Les bêtes les plus abimées de plaies et bleus, pas présentables en jambon, feront rillettes ou saucissons.
 

 

Et le poisson dans tout ça ?

J’ai écris un article complet sur le poisson que vous pouvez lire ici.

 

james cameron

 

Pour connaître tous les impacts environnementaux de la consommation de viande / poisson, cliquez ici (site extrêmement complet).

 

Comment se fait-il que sachant tout cela, ce sont les végétaliens qui soient taxés d’extrémisme ?

Le problème est que la plupart des gens qui voient ces images, dénoncées justement principalement par ceux qui sont éveillés et sensibles à ces sujets, sont choqués et ressentent la violence dénoncée (violence réelle subie par les animaux). Mais après, dans leur cerveau ils associent cette violence à la personne qui leur a montré ces images, non aux personnes qui le font et non à leurs propres actes qui encouragent justement ces pratiques ! C’est une réaction très très courante. C’est un réflexe de rejet de remise en question.
De plus, l’être humain a toujours rejeté ce qu’il ne pouvait pas comprendre. A l’époque de l’esclavagisme, les gens étaient considérés comme extrémistes s’ils voulaient traiter les noirs comme les blancs. Il n’y a pas si longtemps de cela, l’on pensait que la femme n’avait pas d’âme… A l’heure actuelle, nombreux sont les humains qui pensent que l’animal n’est pas un être conscient ni capable de ressentir des émotions et de la souffrance, alors que c’est depuis longtemps plus que prouvé. Plutôt que de remettre en question ses habitudes, ses traditions et ses croyance, l’être humain va souvent préférer attaquer celui qui le remet en question, et essayer de trouver toutes sortes d’excuses pour ne pas avoir à changer.

richard gere

 

 

Le Véganisme est-il différent du Végétalisme ?

Les végétaliens ne mangent aucun produits animaux, mais les vegans vont encore plus loin dans leur recherche de compassion maximale et de respect maximum envers les animaux en ne décidant pas non plus d’encourager l’industrie tout aussi horrible du cuir (peau de vache) et de la mode basée sur l’exploitation des animaux à fourrure. Egalement, ils n’utilisent pas de produits cosmétiques testés sur les animaux (c’est encore une autre histoire de film d’horreur à part entière…). Leur mode de vie est basé sur l’absence de cruauté quelle qu’elle soit, ce qui est fort louable.

 

 

Mais est-ce que si j’arrête MOI de consommer tous ces produits issus d’une industrielle cruelle, cela va vraiment changer quelque chose ?

En achetant ou consommant des produits issus de l’exploitation d’êtres sensibles, on n’abat certes pas soi-même l’animal, mais on délègue la responsabilité de la tâche ingrate (que beaucoup ne pourraient pas accomplir en conscience) à un tiers. L’argent versé financera immanquablement l’abattage de l’animal suivant. De même, c’est un signal positif envoyé aux industriels qui valide de facto leurs objectifs et méthodes. En créant la demande, on génère l’offre correspondante, perpétuant ainsi ce système.
L’acte de consommation est de fait un contrat de vente. En faisant le choix de consommer un produit, le consommateur donne son accord tacite quant à la légitimité du produit et de ses conditions de production et d’approvisionnement. Autrement dit, tant qu’il y aura de la demande, tout cela continuera de se produire.
Chacun peut librement refuser de cautionner un état de fait, en commençant par modifier ses propres pratiques de consommation sur lesquelles il a une prise directe.
Le taux de végétariens, végétaliens et de portes paroles pour la cause animale et l’environnement ne cesse d’augmenter depuis ces dernières années, grâce à internet et la possibilité désormais de pouvoir divulguer ces informations, trop longtemps cachées au public. Petit à petit, le monde va se rendre compte de l’horreur que nous avons permise pendant bien trop longtemps, et les générations futures se demanderont comment nous avons pu laisser faire cela. Les jeunes d’aujourd’hui commencent de plus en plus jeunes à ne pas vouloir encourager ces pratiques monstrueuses.
Nous avons tous un impact. Décider d’arrêter de contribuer à toutes ces horreurs est également un pas vers plus de sérénité dans votre propre vie. Comment vivre avec sa conscience une fois que l’on sait toutes ces choses. Manger la chair d’être un animal maltraité, malnourri, abusé et torturé, ne peut en aucun cas être bénéfique pour nous, aussi bien sur un plan physique que spirituel et émotionnel.
98% des animaux abusés et tués sur cette planète sont abusés et tués par l’industrie de la viande, des produits laitiers et des oeufs. C’est là que se passe tout le mal. Aux USA, de sa naissance à sa mort, chaque mangeur de viande aura consommé 3000 animaux terrestres et des milliers d’autres animaux marins (statistiques de l’USDA).
Pour finir, ne sous-estimez jamais le pouvoir de l’effet papillon. En éveillant la conscience simplement d’une seule personne, qui éveillera à son tour une seule personne, et ainsi de suite, jour après jour et mois après mois, cette boule de neige augmente et augmente, réalisez-vous au final, sur des années, en lançant cette première boule de neige, combien de personnes vous aurez transformées et quel impact vous aurez eu sur le monde ?

 

Maintenant que je sais tout cela, je suis horrifié(e) et je veux réellement m’investir pour partager au maximum l’information et m’investir pour la cause animale, en plus d’arrêter ma propre consommation de viande / produits animaux. Que puis-je faire ?

Le premier moyen est d’en parler autour de vous dès que vous en avez l’occasion. Connaissez bien votre sujet et soyez sûrs de vous, car les oppositions sont nombreuses, parmi ceux qui n’ont pas conscience de ce qu’il se passe.
Certains vous diront qu’il y a des causes plus graves à s’occuper (raison pour laquelle ils ne s’occupent ni de l’une ni de l’autre cause “plus grave”, car une personne s’occupant d’une cause ne critiquera jamais une autre qui s’occupe d’une autre cause, seuls ceux qui ne font rien critiquent). Nous ne pouvons pas tous nous occuper des mêmes causes, c’est dans la diversité que l’homme pourra réellement aider à l’échelle planétaire. Il y aura toujours quelque chose de plus grave à tout ce que nous faisons dans la vie, utiliser cette excuse pour ne rien faire est la pire sottise qu’il puisse exister.
De nombreuses associations existent en France pour s’investir dans cette cause, comme L214 pour les animaux terrestres, et Sea Shepherd pour les mers. Vous pouvez contacter L214 pour leur demander toutes les infos que vous souhaitez. Peta est aussi un bon moyen de s’informer et de s’investir.
Un des meilleurs moyens reste également de créer des blogs et des articles à ce sujet, ou de partager un maximum les informations des autres sur vos réseaux sociaux. L’impact est considérable.

 

Quels sont les meilleurs documentaires à ce sujet pour approfondir encore plus ?

1- Earthlings (“Terriens” en français) 

2- La santé dans l’assiette

3- Dossier Viande 

4- Le discours de Gary Yourosky

5- Le discours de Philip Wollen (Les animaux doivent être retirés du menu) (les sous titres français sont disponibles en bas de la vidéo, 2ème logo à droite)

6- La vidéo de Maxime Ginolin, “Le Jugement” (Industrie alimentaire – sous forme de court métrage scénarisé)

 

Sites internet d’information sur ces sujets :

VEGPLANET

– VEGETIK

VEGAN FRANCE

ASSOCIATION VEGETARIENNE DE FRANCE

– VEGACTU

VEG FAQ

L214

Par quoi remplacer les protéines animales et comment passer à une alimentation sans cruauté, végétarienne ou végétalienne ?

Tous les acides aminés présents dans les protéines animales sont présents également dans les végétaux, noix, légumineuses, fruits… et de manière beaucoup plus saine et assimilable par l’organisme.
guide végétarienVous pouvez télécharger gratuitement le guide du végétarien débutant réalisé par l’Association Végétarienne de France ici.
Si vous ne supprimez que la viande et le poisson, alors vous n’avez absolument aucune crainte à avoir en terme de carence (Ne consommez que des oeufs et produits laitiers bio uniquement si vous souhaitez continuer à en consommer).
Si vous supprimez tout produit de provenance animale, pas de crainte à avoir non plus, mais il faudra simplement bien veiller à manger très varié en matière de fruits, légumes, céréales, légumineuses et noix, de manière à avoir tous les acides aminés essentiels et nutriments nécessaires; mais c’est très facilement réalisable, c’est juste une nouvelle habitude à prendre. Vous n’avez pas besoin d’obtenir tous les acides aminés sur chaque repas ! disons sur 2-3 jours, il faut que vous mangiez suffisamment varié, ce qui est vraiment facile à réaliser.
Vous vous sentiez mieux à tous les niveaux, physique, mental, émotionnel et spirituel.
 
Sources d’information utilisées pour la réalisation de cet article :

Source 1Source 2

Auteur : Laura Marie.

 

Aller à la barre d’outils